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Conduite alcoolisée : pourquoi se faire accompagner par un avocat ?

La conduite sous l’empire d’un état alcoolique constitue un contentieux très fréquent en droit pénal routier. Elle est régulièrement jugée aussi bien devant le tribunal de police que devant le tribunal correctionnel, selon le taux d’alcool relevé et la qualification de l’infraction.

Deux juridictions selon le taux d’alcoolémie

La loi distingue deux situations, qui entraînent des conséquences très différentes.

 

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Entre 0,5 et 0,8 g d’alcool par litre de sang : la contravention

Lorsque le taux d’alcoolémie est compris entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, l’infraction relève du tribunal de police. Il s’agit d’une contravention de 4ᵉ classe.

Les sanctions encourues peuvent comprendre :

  • Une amende,
  • Un retrait de points sur le permis de conduire,
  • Une suspension du permis, pouvant aller jusqu’à trois ans.

Selon les situations, le conducteur peut être contraint de :

  • Repasser uniquement l’épreuve du code de la route,
  • Ou se soumettre à des tests psychotechniques.

L’annulation du permis reste en principe réservée aux situations délictuelles.

Au-delà de 0,8 g/l : le délit de conduite alcoolisée

Lorsque le taux d’alcool dépasse 0,8 g par litre de sang, l’infraction devient un délit, jugé devant le tribunal correctionnel.

Les peines varient selon plusieurs critères, notamment :

  • Le taux d’alcool relevé,
  • Les antécédents judiciaires du conducteur,
  • L’existence ou non d’une récidive.

Les sanctions peuvent aller jusqu’à :

  • 2 ans d’emprisonnement,
  • 4 500 euros d’amende,
  • Un retrait de points,
  • Une suspension ou une annulation du permis de conduire, notamment en cas de récidive.

De plus en plus fréquemment, les juridictions imposent l’installation d’un dispositif antidémarrage éthylotest (EAD).

D’autres peines peuvent également être prononcées :

  • Confiscation du véhicule,
  • Obligation de soins,
  • Stages de sensibilisation à la sécurité routière.

La procédure de CRPC : une alternative au procès correctionnel

En matière délictuelle, lorsqu’il n’existe aucune contestation des faits, le procureur de la République peut proposer une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité).

Dans ce cadre :

  • La présence d’un avocat est obligatoire,
  • L’avocat reçoit en amont une proposition de peine du procureur,
  • Cette proposition est négociée avec le Procureur de la République en présence du prévenu,
  • Le juge vérifie ensuite que la peine est adaptée à la situation et peut l’homologuer.

En cas de refus d’homologation, le dossier est renvoyé devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une nouvelle audience.

Préparer ma défense avec un avocat

Pourquoi faire appel à un avocat en cas de conduite alcoolisée ?

L’intervention d’un avocat est essentielle à chaque étape de la procédure.

Son rôle consiste notamment à :

  • Examiner le dossier pénal,
  • Vérifier l’existence de vices de procédure,
  • Assister le prévenu en garde à vue afin de garantir le respect de ses droits,
  • Produire des pièces et arguments pour solliciter une relaxe ou amoindrir les peines.

L’avocat a également un rôle de conseil et de prévention, en :

  • Alertant sur les risques majeurs en cas de récidive,
  • Identifiant les documents indispensables à produire devant la juridiction,
  • Proposant, lorsque cela est possible, des mesures alternatives aux poursuites, telles que :
    • La composition pénale (faits reconnus, pas de contestation, pas d’audience),
    • La CRPC (présence obligatoire de l’avocat),
    • L’ordonnance pénale (procédure simplifiée, sans audience, souvent réservée aux faits simples sans récidive).

En cas d’infraction commise sous l’emprise de l’alcool avec victime

Lorsqu’un autre délit est commis sous l’emprise de l’alcool et qu’il existe une victime, celle-ci dispose de deux options :

  • Se constituer partie civile devant le tribunal pénal afin de solliciter des dommages et intérêts et, le cas échéant, une expertise de ses préjudices ;
  • Ou saisir directement le tribunal judiciaire, sans se constituer partie civile dans la procédure pénale, afin de solliciter une éventuelle expertise médicale et/ou la réparation des préjudices subis par le mécanisme de la responsabilité délictuelle.

Les engagements de Landavocats pour votre défense

Une expertise reconnue en droit pénal routier

Un accompagnement humain et rigoureux à chaque étape

Une information claire sur les sanctions et les options possibles

Intervention possible dans toute la France via un réseau de correspondants

Pourquoi choisir Landavocats ?

Le cabinet Landavocats vous accompagne avec rigueur et humanité dans ce type de contentieux.

Nous assurons :

  • Le contrôle de la régularité de la procédure,
  • Une information claire sur les sanctions encourues,
  • La mise en place d’une défense structurée et adaptée,
  • Une sensibilisation aux risques de récidive.

Protégez vos droits : parlez-en à un avocat.

Implantés localement, nous disposons d’une excellente connaissance du tribunal de Dax, devant lequel nous intervenons régulièrement en matière de conduite alcoolisée. Notre approche se veut humaine, pragmatique et efficace.

Enfin, en matière de CRPC, rappelons que l’avocat est obligatoire. Un passage devant le tribunal correctionnel implique des délais plus longs, un risque de sanctions plus lourdes et des débats souvent éprouvants.

Le tribunal de Dax encourage le recours à la CRPC, et nous aussi, lorsque cela est dans l’intérêt du justiciable.

Vos questions sur la conduite sous l’empire d’un état alcoolique

Le taux d’alcool peut-il être contesté 

Oui. Le taux d’alcoolémie peut être contesté dans certains cas, notamment si les conditions de contrôle n’ont pas été respectées : défaut d’homologation de l’éthylomètre, délai insuffisant entre deux souffles, absence d’information sur le droit à une contre-expertise, ou irrégularités dans la prise de sang. L’avocat analyse précisément ces éléments pour identifier d’éventuels vices de procédure.

Quelle est la différence entre alcoolémie et ivresse manifeste ?

L’alcoolémie repose sur une mesure chiffrée (souffle ou prise de sang).

L’ivresse manifeste est constatée sur la base du comportement du conducteur (troubles de l’équilibre, propos incohérents, odeur d’alcool). Les deux infractions sont distinctes mais peuvent parfois être retenues simultanément.

Peut-on perdre son permis immédiatement après les faits ?

Oui. Le préfet peut décider d’une suspension administrative du permis, indépendante de la procédure judiciaire. Cette suspension peut durer plusieurs mois et sera ensuite prise en compte (ou non) par le tribunal lors du jugement.

Est-il possible de continuer à conduire pendant la procédure ?

Cela dépend de la situation. En l’absence de suspension administrative ou judiciaire, le conducteur peut continuer à conduire. En revanche, en cas de suspension, toute conduite constitue un nouveau délit, lourdement sanctionné.

La récidive est-elle automatique ?

La récidive est caractérisée lorsqu’une nouvelle infraction est commise dans un délai légal précis après une condamnation définitive. En matière de conduite alcoolisée, la récidive entraîne un durcissement très important des sanctions, notamment l’annulation quasi automatique du permis et l’impossibilité de le repasser pendant un certain délai.

Le casier judiciaire est-il impacté ?

Une condamnation pour délit de conduite alcoolisée figure en principe au bulletin n°2 du casier judiciaire. Selon la peine prononcée et la procédure retenue (CRPC, ordonnance pénale, jugement), il peut être possible de solliciter un aménagement ou une non-inscription dans certains cas spécifiques et motivés.

L’installation d’un éthylotest antidémarrage est-elle systématique ?

Non, mais elle est de plus en plus fréquente. Le tribunal peut l’imposer soit comme alternative à une suspension de permis, soit comme condition de reprise de la conduite. Cette mesure vise à prévenir la récidive tout en permettant au conducteur de conserver une activité professionnelle.

Une condamnation peut-elle avoir des conséquences professionnelles ?

Oui. Certaines professions (chauffeurs, agents de sécurité, professions réglementées) peuvent être directement impactées par une suspension ou une annulation de permis. L’avocat tient compte de la situation professionnelle pour adapter la stratégie de défense et solliciter des aménagements de peine.

Que se passe-t-il si je refuse de souffler ?

Le refus de se soumettre aux vérifications constitue un délit autonome, souvent sanctionné aussi sévèrement, voire plus, que la conduite sous alcool. Il est puni de peines similaires à celles prévues pour un taux supérieur à 0,8 g/l.

La présence d’un avocat est-elle utile même sans contestation ?

Oui. Même lorsque les faits sont reconnus, l’avocat est déterminant pour :

    • Négocier la peine,
    • Éviter des sanctions disproportionnées,
    • Préserver le permis lorsque cela est possible,
    • Orienter vers la procédure la plus adaptée (CRPC, ordonnance pénale).
Pourquoi agir rapidement après une interpellation ?

Les premiers actes de la procédure sont souvent décisifs. Une intervention rapide permet :

    • D’être assisté dès la garde à vue,
    • De préparer efficacement la défense,
    • D’anticiper les conséquences administratives et judiciaires.